Parents

En tant que parent, vous jouez un rôle primordial dans le développement de votre enfant. Cette section désire vous apporter quelques outils pour réussir dans vos tâches. Vos paroles et vos gestes influencent grandement les membres de votre famille.

Adolescents et parents: deux solitudes à rapprocher

Être parent d’adolescent(e): Quand votre enfant était plus jeune, vous sentiez bien que certaines de vos décisions ne faisaient pas son affaire, mais vous parveniez à faire entendre votre point de vue et cette décision était respectée. Mais voilà que maintenant, vous êtes contesté(e). Vous n’avez plus le dernier mot. Graduellement, les amis sont devenus plus importants que vous. Bienvenue dans le monde des parents d’adolescents !

Être parent d’un adolescent(e), c’est réapprendre à vivre avec un enfant dont la transformation pose un défi à l’harmonie familiale.



Un nouvel équilibre à bâtir

L’adolescence est une période de la vie où il devient important de s’affirmer, de se différencier des membres de sa famille. Cette affirmation est souvent perçue par les parents comme un rejet de la part de leur enfant. Les parents hésitent à dire ce qu’ils pensent, de peur de briser la relation ; ils savent que leur adolescent doit prendre des décisions, mais ils considèrent, avec raison, avoir encore leur mot à dire.

Présentez clairement à votre adolescent(e) les limites que vous voulez voir être respectées (ce que vous acceptez, ce que vous n’acceptez pas), ainsi que les conséquences que vous prévoyez si ces règles sont transgressées. Donnez votre point de vue, le pourquoi de ces limites. Invitez-le(la) à vous poser des questions pour qu’il(elle) comprenne les règles convenues. Écoutez son point de vue et tenez-en compte. Votre enfant verra dans cet échange que vous tenez à lui(elle) mais aussi que vous avez des valeurs auxquelles vous tenez.

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La sensibilisation

L'importance d'exposer les jeunes à des activités de prévention et de leur offrir des services adéquats au cours de leur transition entre l'enfance et l'adolescence n'est plus à démontrer. Ces activités contribuent à développer chez les jeunes les habiletés nécessaires afin qu'ils puissent faire des choix sains et éclairés.

L'atelier Mon Indépendance, j’y tiens! vise à:
Retarder le plus possible l'âge d'initiation à la consommation, en améliorant les mécanismes de prise de décision individuelle des jeunes face à une consommation passée, actuelle ou future.


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Comment améliorer l’harmonie familiale ?

Soyez patients et développez des moyens pour ne pas laisser la pression s’accumuler sur vous. Votre adolescent(e) n’est pas toujours à l’écoute au moment où vous le souhaiteriez ? Il vaut mieux attendre le moment propice plutôt que de se lancer dans une conversation qui mènera tout droit à une sérieuse engueulade. Apprenez à inclure votre adolescent(e) dans les décisions qui le(la) concernent : cela lui apprend à voir le pour et le contre des choix qu’il(elle) peut faire.

Il arrive parfois aux adolescents d’avoir des paroles dures envers leurs parents. Essayez de lire entre les lignes et de répondre aux sentiments cachés derrière un vocabulaire qui peut être difficile à accepter.

Félicitez votre adolescent(e) pour ses bons coups. Signalez-lui que le moment que vous avez passé avec lui(elle) a été agréable. Si vous ne vous rappelez pas avoir fait ça depuis longtemps, il est temps de vous reprendre. Ça fait plaisir...à l’ado...et au parent!

Faites savoir à votre adolescent(e) qu’il(elle) pourra compter sur vous si il(elle) a besoin d’aide : cela peut faire une grande différence lorsqu’il(elle) vit des difficultés.

Soyez un modèle qui sache donner le bon exemple, en particulier en ce qui concerne la consommation d’alcool et de drogues : vos paroles et vos gestes influencent grandement les membres de votre famille (même si votre adolescent(e) fait semblant de ne pas y porter attention).

Quelques suggestions

  • Parlez des sujets qui vous préoccupent (drogues, alcool, sexualité) avant qu’ils ne se présentent. Abordez ces sujets de façon intéressante : par exemple, pendant une émission de télé où un comédien boit de l’alcool. Profitez de l’occasion pour demander à votre adolescent(e) quel effet l’alcool semble avoir sur ce comédien ou si ce qui est montré lui semble réaliste, etc.
  • Sachez où et avec qui est votre ado. Apprenez-lui à vous donner ces renseignements : vous devez être en mesure de le rejoindre. Vous exercez ainsi votre rôle de « supervision parentale » et démontrez à votre enfant que vous vous intéressez à ce qu’il fait. Donnez vous-même l’exemple en indiquant à votre enfant vos allées et venues.
  • Soyez clair lorsque vous exprimez votre désaccord. Exprimez-le d’une manière qui fait voir votre souci pour le bien-être et la sécurité de votre enfant. Par exemple : « Quand tu rentres tard sans me donner de nouvelles, je te crois mal pris et je m’inquiète ».
  • Enseignez à votre jeune les trois étapes décrites plus loin dans cette brochure pour l’aider à prendre des décisions. Aidez-le à prendre ses décisions en posant des questions qui correspondent aux trois étapes et en utilisant vous-même les trois étapes de prise de décision.
  • Enfin, parlez de ce que vous vivez à d’autres parents d’adolescent(e)s en qui vous avez confiance. Vous verrez que vous n’êtes pas seul à vivre ces émotions et cela vous fera beaucoup de bien. De plus, vous recevrez probablement de judicieux conseils qui pourront vous servir lors de la prochaine « confrontation ».

Quelques résultats pour alimenter la réflexion

Lorsqu’on demande aux préadolescents âgés de 9 à 11 ans si leurs parents savent avec qui ils sont quand ils ne sont pas à la maison, 61 % d’entre eux répondent que leurs parents savent toujours avec qui ils sont. Lorsqu’on pose cette question aux adolescents âgés de 13 à 15 ans, il n’y a plus que 35 % d’entre eux qui donnent toujours cette information à leurs parents, soit le tiers des adolescents.

Pourtant, si on pose la même question aux mères des préadolescents, 85 % d’entre elles répondent toujours savoir avec qui leur enfant se trouve, alors que 67 % des mères d’adolescents sont convaincues de savoir avec qui leur enfant se trouve.

De nombreuses études ont montré le lien entre la supervision parentale et les problèmes de comportement chez les jeunes. En effet, la probabilité de consommer des substances psychotropes est très élevée chez les jeunes lorsque les parents n’expriment pas clairement les limites qu’ils posent à leur enfant, que les punitions qu’ils leur donnent sont abusives ou encore lorsque les parents ne connaissent pas les amis et les lieux fréquentés par leur enfant.

S’apprécier entre nous

Être bien en famille, avoir du plaisir ensemble, voilà ce que nous nous souhaitons. Un des besoins fondamentaux d’un enfant est de savoir que quelqu’un pense à lui et prend soin de lui. Prendre soin de quelqu’un veut dire le soutenir, l’accepter et l’apprécier. Il nous arrive souvent de prendre pour acquis que les enfants savent qu’ils sont appréciés. Ce n’est pas toujours le cas. Il faut leur dire. De même, les parents ont besoin, avec raison, de ces mêmes preuves de soutien de la part de leurs enfants.

Savoir s’apprécier

Les membres d’une famille, incluant les conjoints, oublient trop souvent
de se dire qu’ils s’apprécient les uns les autres. Cette appréciation contribue à faire naître en chacun un sentiment de sécurité en famille,
ainsi qu’une estime de soi plus solide. Il est possible de se dire que l’on s’apprécie dans certains moments plus privilégiés, mais aussi dans la routine du quotidien. L’important est d’être vrai et spontané.

Quelques suggestions

  • Exprimez votre appréciation par des mots et des gestes bien à vous.
  • N’attendez pas les grandes occasions pour vous parler. Les petits événements sont aussi de précieux moments « Bonne chance pour ton examen », « Je vais penser à toi quand tu seras sur la chaise du dentiste », « Je suis fier de toi », « Bravo, c’était pas facile ».
  • Soyez clair lorsque vous exprimez votre désaccord. Exprimez-le d’une manière qui fait voir votre souci pour le bien-être et la sécurité de votre enfant. Par exemple : « Quand tu rentres tard sans me donner de nouvelles, je te crois mal pris et je m’inquiète ».
  • Félicitez vos enfants pour les petites victoires chaudement gagnées.
  • N’imposez pas de conditions à vos sentiments : « Je t’aimerais si tu ne faisais pas cela ». Exprimez vos désaccords clairement : « Je ne suis pas d’accord quand tu fais cela ».
  • Créez des traditions dans la famille. Rappelez-vous qu’une tradition devrait être agréable pour chacun : c’est un moment de plaisir partagé où l’on sent la joie de chacun à être ensemble. Il est normal que les façons de souligner ces événements changent avec le temps, en particulier avec les adolescents.
  • Confectionnez un livre sur l’histoire de votre famille : chacun est invité à insérer dans ce livre un souvenir d’un événement mémorable : un texte sur une belle réussite, un dessin sur une fête appréciée, un objet rappelant un épisode de la vie de famille.

La communication dans la famille

Nous savons tous qu’une bonne communication est essentielle, aussi bien pour
un couple que pour une famille. Facile à dire, mais pas toujours facile à faire. Communiquer, c’est exprimer à l’autre (conjoint ou enfant) ses besoins ou ses sentiments, mais les mots qu’on utilise ne réussissent pas toujours à traduire ce que l’on pense vraiment. Communiquer, c’est aussi écouter l’autre, ce qui est souvent difficile, que l’on soit enfant ou adulte, en particulier quand nous ne sommes pas d’accord avec ce que nous dit l’autre personne.

Écouter et se parler

Si chez vous, on entend souvent des phrases du type : « À quoi ça sert de parler, de toute façon, personne ne m’écoute » ou encore : « Pas besoin de me le dire, je sais ce que tu penses », il est clair que la communication chez vous n’est pas à son meilleur. Être écouté, sentir que ce que vous dites mérite d’être entendu jusqu’au bout, voilà bien une façon de se sentir apprécié, accepté et compris. Il est possible de développer nos habiletés d’écoute, ainsi que celles qui nous permettent d’exprimer plus clairement ce que nous pensons et ressentons. Pour y parvenir, il faut de la pratique et de la patience.

Quelques suggestions

  • Apprenez à écouter : certains membres de la famille peuvent avoir tendance à interrompre souvent. Entendez-vous sur un petit signal (un clin d’œil par exemple), afin de rappeler à l’autre qu’il est en train d’interrompre au lieu d’écouter.
  • Parler en « je ». Au lieu de dire : « Tu fais exprès de ne pas venir quand je t’appelle », dites plutôt : « J’ai besoin que tu me répondes plus rapidement quand je t’appelle ».
  • Apprenez à exprimer vos désaccords de façon constructive : assurez-vous d’abord que la personne vous écoute (rien n’est plus fâchant que de parler dans le vide) ; exposez-lui ensuite clairement le problème et en quoi cette situation peut vous être désagréable ; proposez des pistes de solutions et remerciez-la de vous avoir écouté.
  • Félicitez-vous des efforts que vous faites pour améliorer la communication chez vous. Après un bon souper, rien de mieux que de souligner à quel point il a été agréable d’être ensemble et de discuter.

Avoir un enfant problème

Il arrive qu’être parent soit plus difficile qu’on ne l’aurait imaginé. Mais c’est encore plus difficile de se sentir un bon parent lorsqu’on réalise que notre enfant a des difficultés. On peut se sentir responsable de ces difficultés ou être très déçu de ne pas avoir un enfant tel qu’on se l’imaginait (on rêve rarement d’avoir un enfant qui a des problèmes). Est-il possible d’être un «bon parent» lorsqu’on a un enfant en difficulté ?

Une situation difficile à accepter

Lorsqu’un parent découvre que son enfant a un problème, il est envahi par toutes sortes d’émotions : culpabilité, colère, peine, etc. Cette situation est difficile à vivre ; il cherche le coupable, les raisons qui ont mené à ce problème : « Pourquoi ma fille a-t-elle de la difficulté à l’école ? Pourquoi mon garçon prend-t-il de la drogue ? ». Souvent, il cherchera à excuser son enfant ou encore à minimiser les difficultés. Mais le stress relié à cette situation ne diminue pas... et la tension monte dans la famille. Le stress du parent devient encore plus élevé lorsqu’il se préoccupe de l’opinion des autres. Que faire ?

Ne prenez pas tout sur vos épaules

Si vous avez un problème avec votre enfant, ne restez pas seul(e) avec ce problème. Parlez-en à un(e) ami(e), à un parent. Il vous aidera à voir plus clair dans la situation que vous vivez avec votre enfant.

  • Attention ! Demandez-vous si la personne à qui vous désirez vous confier peut vous offrir l’écoute dont vous avez besoin. Certaines personnes ont tendance à critiquer, ce qui n’aide pas du tout la personne qui recherche du support. Recherchez quelqu’un qui vous écoutera sans vous juger.
  • Certains problèmes demandent des compétences que vous n’avez pas. Demandez de l’aide ! En parlant avec des proches, on apprend parfois que des ressources sont disponibles tout près de nous, dans notre quartier.
  • À plus long terme, diminuer globalement la prévalence des problèmes liés à la consommation d’alcool et de drogues dans la société québécoise.
  • Quand vous appelez un organisme qui vous a été référé, prenez soin auparavant d’écrire sur un papier ce que vous voulez demander et les démarches que vous avez faites jusqu’à présent. Le stress de parler à quelqu’un d’inconnu pourrait vous faire oublier de dire les choses importantes.
  • Si vous ne pouvez obtenir de l’aide là où vous vous adressez, demandez- leur de vous indiquer une autre ressource où vous pourriez obtenir ce que vous cherchez.
  • N’ayez pas honte de demander de l’aide : c’est au contraire un beau geste que vous posez pour vous et votre famille.

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